11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:00

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Doctor Who – “Asylum of the Daleks” [7.01]
Scénariste : Steven Moffat ; Réalisateur : Nick Hurran

Après de longs mois d’attente, Doctor Who a enfin fait son retour le 1er Septembre dernier au Royaume-Uni avec "Asylum of the Daleks", opener de la saison 7. Dans cet épisode, Le Docteur va devoir remplir malgré lui une mission pour ses plus vieux ennemis…


« The Doctor is acquired »


« Asylum of the Daleks » commence avec le kidnapping du Docteur et des Ponds, chose assez perturbante mais qui aurait pu sembler logique dans un autre contexte...car rappelons-nous qu'à la fin de « The Wedding of River Song », le Seigneur du Temps avait faussé sa propre mort afin de retourner dans l’ombre pour un moment, ce dernier étant devenu devenu "trop grand" selon ses dires.

Se faire repérer aussi facilement en se jetant dans la gueule du loup pour sauver une inconnue (dans le prequel, il est clairement montré au Docteur que la planète sur laquelle il doit se rendre est Skaro) semble donc un peu douteux, et vient mettre à l’eau une partie du dénouement de la saison précédente qui était déjà assez bancal.

Bref, dans tous les cas, Steven Moffat l’a dit : il n’y aura pas d’intrigue étalée cette année. Place cette fois-ci à des histoires entièrement stand-alone, à « un blockbuster par semaine ». Reste maintenant à voir si la promesse sera tenue ou non.


« Soufflé Girl »


La grande surprise de cet épisode fut de voir Jenna-Louise Coleman, dont la venue ne devait pas se faire avant le Spécial Noël 2012. Si le jeu de l’actrice est lui très satisfaisant, l’introduction de son personnage n’en reste pas moins décevante...

Le départ des Ponds n’ayant même pas encore eu lieu, certaines personnes ont clamé sur les réseaux sociaux s’être totalement détachées d’eux, étant tombées sous le charme de la chère Oswin Oswald. Il aurait ainsi été préférable de laisser Amy & Rory nous quitter tranquillement afin que l’émotion soit plus accentuée plutôt que de nous présenter la future nouvelle compagne en question en plein milieu de leurs derniers moments aux côtés du Docteur.

Également, les derniers instants d’Oswin ont un côté assez irritant...car la voir mourir dès sa première apparition à l’écran rappelle une certaine River Song, et peut par conséquent faire penser à du recyclage. Le tout gâche aussi un peu le plaisir de vouloir découvrir l’histoire du personnage ainsi que son destin. Sans parler qu’on peut se demander comment les Daleks ont réussi à convertir un être humain entier tels des Cybermens.

Toutefois, il existe sans doute plusieurs solutions que Steven Moffat sortira de son chapeau pour faire revenir notre bien aimé Soufflé Girl. Espérons juste que l'on nous redonne pas une excuse "timey-wimey" ou bien que "l’Option Martha Jones" ne soit pas choisie...c'est à dire qu'Oswin ne serait en réalité pas la nouvelle compagne, mais une sorte de cousine éloignée qui lui ressemblerait miraculeusement comme deux gouttes d’eau. Cela impliquerait donc que Jenna-Louise Coleman jouerait un tout autre personnage lors de sa prochaine apparition à l’écran. Affaire à suivre...

 

« I gave you up »

 

Une chose sur laquelle on ne peut pas passer à côté dans cet épisode est la relation des Ponds, qui laisse une sorte d'empreinte soap-opera très déroutante et très peu crédible. Très déroutante car la crise de leur couple nous est brusquement balancé à la figure, et très peu crédible du fait de la raison de leur séparation.

En effet, car après avoir plus ou moins survécu main dans la main aux vampires de Venise, à un deuxième Big Bang, à une entité folle ayant pris le contrôle du TARDIS, à un hotêl de la peur et j'en passe...Amy est allé jusqu'à demander le divorce, à abandonner son bien aimé, à l'expulser car elle ne peut plus lui faire d'enfants. La logique du soutient dans ce couple dépasse décidément tout entendement.

Pour continuer sur la scène où la dite explication est donnée par Mme Pond, il y a ce moment vraiment horripilant qui peut être ressentit : la sensation que le personnage nous parle à nous et non pas à son interlocuteur.

Cela intervient lorsque Rory répond à sa (ex-)compagne qu'il sait très bien pourquoi celle-ci l'a abandonné, ce qui montre clairement que l'objectif de la ligne de dialogue en question était d'informer le téléspectateur en lui donnant une raison quelconque. Ce moment arrive également vers la fin de l'épisode, où Oswin Oswald se tourne face à la caméra et demande de "se souvenir".

Ce n'est qu'un avis personnel, mais cette étrange impression que l'on s'adresse directement à nous coupe réellement toute immersion dans l'épisode.

On remarque aussi que la thématique du souvenir est une de fois de plus utilisée dans le cas présent pour Amy & Rory afin que ces derniers ne deviennent pas des sortes de Daleks zombies, ainsi que pour Oswin qui souhaiterai que Le Docteur se souvienne d'elle...laissant par conséquent penser que cette action pourrait amener à un énième miracle de la pensée. Recyclage ou arc planifié depuis le début, cela reste un mystère.

 

« The Asylum must be cleansed »

 

Malgré les points négatifs mentionnés précédemment, « Asylum of the Daleks » reste un épisode bien rythmé. L'action est au rendez-vous, et le dénouement final laisse une surprise inattendue bien que l'on puisse se demander ce qui arrivera par la suite au personnage joué par Jenna-Louise Coleman.

C'est aussi un plaisir de revoir les Daleks dans un épisode leur étant entièrement dédié, ce que l'on avait pas eu lors de la saison 6. Deux grosse déceptions se font toutefois ressentir...

La première et que pour un épisode qui devait à la base réunnir le maximum de Daleks possible, plus précisément "chaque Dalek qui n'a jamais existé", il est clair que ceux de la nouvelle série ont été mis trop en avant tant au niveau visuel qu'au niveau scénaristique. Les fans de la série classique auraient sans doute préféré voir un peu plus les modèles des années 60 à l'action par exemple ou bien encore le légendaire Special Weapon Dalek.

La deuxième déception arrive lors du dénouement final, lorsque Le Docteur se retrouve effacé de la mémoire des Daleks. Cela provoque la sensation que les 50 dernières années de rivalités entre eux ont été effacées en un clin d'oeil, ce qui est assez révoltant (on remarque là aussi la thématique du souvenir). Dans tous les cas, espérons que Steven Moffat trouve un moyen de leur rafraichir la mémoire.

Pour conclure, « Asylum of the Daleks » est un épisode rassemblant de nombreux points assez maladroits, parfois décevants. L'introduction éclair de la dispute entre Amy & Rory et l'arrivée précipitée de la nouvelle future compagne peut par exemple être déroutant. Toutefois, c'est un réel plaisir de revoir la série de retour dans un épisode qui mélange à la fois action, peur et émotion...le tout avec un zeste d'humour.

 

Note : 6/10

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Publié par Tardib - dans Critiques
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